Après un mois passé à Querétaro, je suis contente de pouvoir dire qu’aucun choc culturel n’est venu ternir mon séjour.
Étant française d’origine africaine, je me retrouve dans cette culture similaire à la mienne.
La nourriture est un enchantement, et ma famille d’accueil l’est tout autant. Elle me rappelle pour ainsi dire la mienne. Sans parler du fait qu’elle m’a intégrée à son unité d’une façon si naturelle que je n’ai jamais eu l’impression d’être l’invitée d’honneur, ni même l’étrangère.
Nous communiquons énormément, et dès le début, la mère et moi avions fait le pacte de la correction systématique à la moindre erreur linguistique.
Je sens une évolution constante, et je peux comprendre mes interlocuteurs mexicains avec de moins en moins de difficultés.
Aussi, même si la lune de miel fut de courte durée (une semaine), je ne suis pas tombée dans la phase de frustration intense. A part peut-être pour les cours (platitude du cours de grammaire), mais je me soupçonne d’y être allergique quelque soit le pays. :)
Et puis les professeurs s’avèrent être d’une grande efficacité puisque toujours à l’écoute.
Après étude, je pense donc surfer sur la pente ascendante de la maturité. La vie mexicaine me plaît, j’améliore continuellement mes rapports avec la famille d’accueil, la langue espagnole n’est plus un obstacle à une communication effective, et j’ai outrepassé les appréhensions que j’avais quant au fait de m’aventurer seule dans les rues. Je l’ai fait plus d’une fois, et ca s’est toujours soldé par d’heureuses rencontres.
Les systèmes de télécommunication et les moyens de transports laissent à désirer, mais j’ose espérer que ce n’est qu’une question de temps. Aucun développement ne s’est fait en un jour. Autrement, cela me donne des idées de projets professionnels.
Pour ce qui est de la famille et des amis, j’ai développé une grande résistance à la distance étant donné que j’ai vécu loin d’eux pendant une année et que je réitère l’expérience depuis 6 mois. Nous nous parlons tous les jours grâce à internet, ce qui aide grandement à atténuer l’impatience des retrouvailles.
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