
Après 1 mois de découverte, je pense que les principales ressemblances/différences du Mexique et de la France sont principalement d’ordre comportemental.
Ici, les gens sont très accueillants et transpirent la joie vivre. Il
n’existe pas de crainte de l’autre et chacun reste dans sa bulle parce
que contrairement à ce qu’avance Hofstede, le mexicain est plutôt de
nature individualiste selon ma mère d’accueil. S’ils sont très avenants
avec moi, c’est uniquement parce que je suis étrangère. J’apprécie
d’ailleurs le fait que l’étranger suscite un tel intérêt alors qu’en
France il est en général synonyme d’envahissement.
En effet, en France on assiste à un véritable refus d’interagir avec l’autre parce qu’on se sent soit supérieur, soit apeuré par l’autre.
Les gens ont tendance à se plaindre constamment, étouffés par les problèmes personnels et généraux comme les grèves intempestives.
Le français à tendance à toujours tout dramatiser alors que le mexicain
fait face aux problèmes avec philosophie, ou accepte la fatalité sans
broncher.
Ainsi, une femme attend 3 mois de salaire depuis bientôt deux mois car
le gouvernement, censé la rémunérer, n’a pas réglé toutes les conditions
administratives liées à son embauche. Elle restera patiente le temps
qu’il faudra, car toute plainte lui couterait son contrat de travail de
6 ans.
En France, l’affaire aurait déjà fait la une des journaux plus d’une
fois, et le salaire serait versé avec des indemnités à la clé, bien que
je doute fort qu’une telle situation puisse arriver un jour.
Bien sûr la cuisine, le temps et la langue sont différents aussi, mais
c’est ce qui fonde une culture.
Une des ressemblances marquantes réside dans le fait que beaucoup de
mexicains sont catholiques croyants, mais non pratiquants. L’opinion
publique veut pourtant que les mexicains soient très religieux.